Telle est la question qu’on est en droit de se poser.
Que dans le premier film il mette une raclée à une bande de mômes déchainés, ça passe facilement. Mais dans le troisième, -une espèce de remake du premier- le bas blesse. Comme nous l’avons vu, le vilain méchant instructeur du “Cobra Kaï” n’est qu’un nième marine rescapé du Vietnam recyclant son entrainement de close-combat en ouvrant un dojo de karaté. Après tout, Kesuke -oui, c’est le prénom de Mr. Miyagi, tu ne savais pas, hein ?-Kesuke est tout de même quelqu’un qui a suffisamment molesté du fugu dans son jeune temps pour remettre à sa place un demeuré incapable d’atteindre un pif à trente centimètres.
Mais ce n’est pas tout. Troisième film, trois bad boys. Terry Silver, le pote de croisade de John, environ un 1m90 et 100 kilos de barbaque en titane trempé, number one sur le marché de l’enseignement des sports de combat, et Mike Barnes, un karateka professionnel qui t’atomise une brique avec un seul testicule s’ajoutent à la liste des sales types.
Tu crois que Mr. Miyagi les affronte l’un après l’autre, dans un combat épique, sous une pluie torrentielle et dramatique ? Crois-tu également que le suspens persiste jusqu’à la dernière seconde ? Walou ! il les envoi se faire foutre depuis la porte d’entrée l’un après l’autre et ils atterrissent comme des vieilles merdes faisandées à l’intérieur. Tous les trois.
Mr. Miyagi doit peser, quoi, dans les cinquante kilos et mesure presque un mètre soixante. Ce n’est pas logique. Alors, quelle est l’explication ? On peut imaginer qu’il s’est enfoncé un suppositoire au piment. Mais c’est peu probable. Ou alors, il s’est gobé une conserve d’épinards à la kryptonite, mais je n’en suis pas convaincu. Ou tel Simbad le marin, possède-t-il une ceinture magique ? Non.
Finalement, la solution m’est apparue tout naturellement. Souvent, la réponse est plus proche qu’on le pense lorsqu’on utilise la simplicité. Si Mr. Miyagi est si fort, c’est parce qu’il est japonais. Oui, dans l’esprit du scénariste des karate kid, quand on est japonais, forcément, on est également un bourrin du karate. Peu importe qu’on ait affaire à des athlètes à gros sexe tombés dans une marmite de tatamis lorsqu’ils étaient petits, peu importe qu’on soit un vieillard gros comme une merde d’hobbit, il suffit d’être japonais.
Merci pour ton attention.