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Mais merde, pourquoi la Pensine?

Dimanche 7 octobre 2007

Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir insigne (”insigne”, ça veut dire “d’un grade” ou “remarquable”, ce qui n’est pas approprié, mais j’avais quand envie de l’écrire parce que c’est sympa comme adjectif) de rencontrer lors d’une convention de blogging , d’une fête de famille tout à fait par hasard une des mes fidèles lectrices (enfin, fidèle je ne sais pas mais ça déchire comme adjectif) qui m’a avoué avoir tout récemment découvert pourquoi “la Pensine” s’appelle “la Pensine” et pas autremment.

Alors pour le coup, je me suis dit (comme ça), hé, mais si j’expliquais moi-même ? c’est que j’ai des idées.

En l’occurence, le monde se divise entre ceux et celles qui ont lu la série des Harry Potter et ceux qui n’en n’ont rien à fiche. Je m’adresse donc en priorité à cette deuxième catégorie :

Ben voilà une pensine justement

La Pensine est un récipient magique qui permet d’y déposer son trop plein de pensées pour pouvoir les consulter plus tard. Oui, c’est pas crédible, mais c’est de la magie. Un blog, réduction de weblog est un journal de bord, un carnet où l’on consigne ses notes. Trop plein de pensées -> carnet de notes, t’as compris ? Ben voilà.

Comment faire de la fin de mois un moment de réjouissance ?

Vendredi 25 mai 2007

Ok, je sais que t’es pété de thunes, que tu t’aères avec des liasses d’euros dans ton cabrio serti de biatches aux miches gonflées de désir et d’hélium, mais j’ai un bon plan à te proposer si tu veux te divertir dans le cadre de ton stage “pauvre d’un jour”.

Tu rêves de lire des tonnes de bd tout en couleur, d’exploiter tes capacités auditives et cognitives en te tapant un bon livre audio, mais il te reste trente euros pour finir les trois jours qui te séparent de la prochaine paie, en comptant que tu dois bouffer, payer tes factures en retard, jumper sur un petit pull tout mignon en promotion, bref tu es victime du jouggy joug de cette société capitaliste de oufs ? Alors respire un grand un cul, car tu n’as plus d’autres choix que de constater une fois de plus que je suis orienté solutions.

Les bédéblogs

Bon, tu dois savoir qu’il y a une tripotée de jeunes auteurs de bandes dessinées qui sont prêts à publier à l’oeil des planches régulièrement dans l’espoir de se faire repérer et engager par une nième collection en dessous du sol. Je leur souhaite bien de la chance et je t’ai préparé un assortiment plutôt classe. Il s’agit surtout d’une sélection personnelle, j’en connais plein d’autres, mais je choisi ceux-ci.


Boulet :

Bien qu’il ne soit pas du tout un jeune auteur en quête de reconnaissance mais un prolixe dessinateur professionnel, Boulet prend le temps de mettre régulièrement son blog à jour. Que dire de Boulet, sinon qu’il est un dessinateur viril et plein d’idées ?


Everland :

Chose incroyable, Martin Vidberg n’est pas dessinateur mais instituteur. Incroyable, parce qu’il produit quasi quotidiennement des dessins sans fautes. Je dis qu’il devrait changer de métier.


Nicolin :

Il faut bien dire que Nicolin ne fait pas dans la dentelle, et ne ravira pas la ménagère de moins de cinquante ans. Pourtant, il a quelque chose dans son trait presque brouillon qui suffit à séduire mes goûts minimalistes.


Nico Shark :

Frantico, dont on ne sait toujours pas s’il est un dessinateur de chair ou un concept (un peu comme Afflelou) inventé par d’autres dessinateurs, fait son retour en son consacrant au personnage de Nico Shark, un chef du personnel inbuvable qui rappelle un président français.

La route est droite mais la pente est forte : Deux possibilités, soit il s’agit d’un petit nouveau qui fera assurément parler de lui, soit une cochonnerie d’expérience à la Trondheim ou affilié.


Les petits riens :

Le bédéblog du Attila de la plume, le journal anecdotique du goulafre du dessin, le blogue de Lewis Trondheim.

Voilà. Je voulais te parler des podcasts aussi, mais vu qu’une foule d’admirateurs m’a déchiré le slip en criant : “Hé, la Pensine c’est fini ou quoi ?”, je te balance déjà ça, les podcasts c’est pour quand j’aurai terminé, eh ouais, c’est ça le pouvoir, t’es battu.

Comment devenir un leader ?

Vendredi 20 avril 2007

Il est des milieux où il n’est pas bon de partager ses idées, et de manière générale, l’univers des affaires en fait partie. Cependant, sous mes airs de bad motherfucker, je suis tout de même un brave copain (un peu comme Darth Vador, qui a mauvaise réputation, mais qui est en fait un chic type), voilà pourquoi je t’offre un conseil qui vaut de l’or si tu veux devenir leader de ton business plan et t’illustrer cet advice par des exemples.

Voici ce conseil : toujours sourire. Quoiqu’il arrive, toujours garder le sourire avec un client. Que tu brûles de repasser les gonades du couillon en face de toi avec une éponge à gratter, que tu t’électrocutes devant la tepu blondasse qui te pète le derrière avec ses airs de murène constipée, garde un visage de cristal et soit sûr de gagner des parts sur le marché de l’above et du below the line.

Plusieurs successpeople l’ont bien compris :

David Copperfield

David Copperfield : Magical me

Qui eut crût que ce suceur de T-bone steak du New Jersey parviendrait à tourner un jour dans le monde entier avec sa boite de passe-passe ? Rares sont ses tours plus impressionnants que ceux du tonton René. David Copperfield mise tout simplement sur son sourire et son sourcil circonflexe. Observe bien la symétrie coquine entre sa bouche et son sourcil gauche. Un air fripon qui dit : hey, sur Terre on appelle ça de la magie, mais d’où je viens, on appelle ça technologie. N’ayez pas peur.

Return on investment : Hé regardez, qu’est-il arrivé à mon corps ? Ma tête flotte ! c’est… magiiiiiiiiiiique.

Rasmus Lerdorf

Rasmus Lerdorf risque un black box test sur son disque externeRasmus Lerdorf : Instinct et persévérance

Découvrant sa dentition cristalline, ses sourcils de charbon savamment posés sur les montures de ses lunettes satinées, le fameux reflet Web 2.0 pétillant dans ses verres, on l’entendrait presque crier : “hé, regardez les filles : je risque un black box test sur mon disque externe”. Rasmus Lerdorf -auteur du fameux “PHP : Précis et concis”- joue très clairement sur les affects érotiques et se la donne grave.

Return on investment : Malgré la popularité de ses inventions qui lui auraientt permis de s’offrir une paire de ieucou en platine, Rasmus Lerdorf garde un statut d’employé chez Yahoo. Non seulement il est moche, mais en plus il est gauche.

Nicolas Sirkis

Nicolas Sirkis : rupture ou continuité ?Nicolas Sirkis : rupture ou continuité ?

“La vie, c’est bien”, “on ne vit qu’une fois, touche-toi le cul”, “qui est partant pour un concours de pets ?”… Quelques phrases clés qu’on associe généralement à Nicolas Sirkis, leader d’Indochine. L’artiste mise sur une voie bien plus classique, et qui prouve bien ma théorie. Tout est dans le sourire : ça reflète une image de bonne santé, une image qui dit : “hé, j’ai la pèche !”

Return on investment : Cette euphorie constante chez Nicolas Sirkis lui fait oublier que les années quatre-vingts sont passées et qu’il ferait bien de faire quelque chose de constructif.